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Posts from the ‘Veilles Théâtrales’ Category

8
août

Veille Théâtrale 2011-2012

Vendredi 14 octobre à partir de 19 h : Veille théâtrale

Lecture intégrale de L’instinct d’Inez

de Carlos Fuentes

Avec Jean-Marie Broucaret et Alain Simon

Images et parenthèses sonores Gilles Jolly

Les comédiens se relaient du crépuscule jusqu’à tard dans la soirée pour lire l’intégrale du texte de Carlos Fuentes.


Après Le neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard, Le livre de l’intranquillité de Fernando Pessoa, les Écrits de Picasso, Jean-Marie  Broucaret et Alain Simon consacrent à L’instinct d’Inez de Carlos Fuentes cette  quatrième veille théâtrale à lire ensemble. Invité de la Fête du Livre 2011, diplomate, essayiste, poète, romancier, Carlos Fuentes est le plus grand écrivain mexicain contemporain et l’un des maîtres de la littérature latino américaines.

« A Londres en 1940, le célèbre chef d’orchestre français Gabriel Atlan Ferrara rencontre une jeune cantatrice mexicaine Inez Prada. Passion impossible qui ne connaîtra que deux autres rencontres lors de deux représentations de Faust d’Hector Berlioz où Inez, devenue diva chantera Marguerite. Mais Inez est habitée par un autre personnage ayant vécu à l’aube de l’humanité, peu avant la grande glaciation, et dont le destin sera tragique… »

Alain Simon et le Théâtre des Ateliers ont participé à de nombreuses rencontres dans le cadre des Écritures Croisées à la Cité du Livre. En 2005, ils amplifient cette longue expérience de lecture publique en créant les Veilles Théâtrales, intégrale sur plusieurs heures d’une œuvre littéraire. La lecture à haute voix  n’est pas une forme réduite du spectacle vivant, mais un moyen de faire autrement du théâtre. La distanciation objective que donne le fait de lire un texte permet une liberté de jeu qui ouvre chez les acteurs et les spectateurs des espaces imaginaires inhabituels. Alain Simon

Donnée au Théâtre des Ateliers dans le cadre de la Fête du Livre  en partenariat avec Les Écritures Croisées, cette lecture sera reprise à Bayonne le dimanche 16 octobre dans le cadre du Festival des Translatines.

Alain Simon et Jean-Marie Broucaret

 

Avec L’instinct d’Inez, Jean-Marie Broucaret et Alain Simon ont donné une superbe lecture. Les deux comédiens  sont complices de longue date, tous deux ont joué ensemble dans Néronissime de Miklos Hubay (1993) et Dans la solitude des champs de coton de Koltès, (1994) tous deux ont tenté l’aventure réussie de lire 7 heures durant le Premier Livre de Don Quichotte à la Méjanes puis à Bayonne en 1998, et c’était avec L’instinct d’Inez leur quatrième Veille Théâtrale aux Ateliers. C’est dire si les deux hommes s’entendent, se comprennent, se complètent, aussi étrangers l’un et l’autre à l’emphase comme à la monotonie, pour rendre toute la puissance poétique,  le souffle onirique, toute la vie de ce texte qui parle de passion amoureuse,  de musique avec passion et évoque les émotions d’un couple primitif avec la force et le mystère des dessins découverts récemment dans les grottes du sud-est. Mais aussi  l’humour, la drôlerie qui ne sont jamais loin dans le texte de Fuentes. Quatre heures de lecture entrecoupées de trois courtes pauses pour se restaurer, se désaltérer, partager son admiration pour l’œuvre comme pour la manière de la transmettre. Vers une heure du matin, une trentaine de spectateurs disaient leur joie d’avoir pu assister jusqu’au bout à cette Veille et s’émerveillaient de la qualité de la lecture.

 

25
nov

Veille Théâtrale 2010

Vendredi 5 novembre partir de 19h :  8ième Veille Théâtrale

Le théâtre et son double

d’Antonin Artaud 

Le  Théâtre des Ateliers présente sa huitième Veille Théâtrale  au cours de laquelle Alice Chenu, Romain Girard, Maxime Potard et Alain Simon liront à une ou plusieurs voix l’intégralité du texte d’Antonin Artaud Le théâtre et son double le vendredi 5 novembre à partir de 19 heures. Les portes du Théâtre resteront ouvertes pour permettre à chacun de rejoindre la veille et d’y rester selon ses possibilités et des pauses seront aménagées pour se restaurer et se désaltérer.     

Les comédiens en répétition le 1er novembre

Après l’intégrale du Théâtre des Paroles de Novarina au printemps 2005,  celles de En crabe de Gunther Grass lors de la Fête du Livre de 2005, du Neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard en 2006 et de Climat de Peur de Wolé Soyinka dans le cadre de la Fête du Livre 2007, Le livre de l’intranquillité de Pessoa en 2008,  les Écrits de Picasso et Voyage sur place d’Alain Reynaud en 2009,  le Théâtre des Ateliers présente avec Le théâtre et son double sa huitième veille théâtrale.      

Antonin Artaud est né à Marseille en 1896. L’appel qu’il avait lancé à un changement radical de l’exercice même du théâtre allait soulever des échos de plus en plus profonds à travers le monde. Rarement dramaturge a à ce point influencé le théâtre d’aujourd’hui sans proportion avec ce qu’il a pu mettre en pratique de son théâtre durant sa vie – il est mort en 1948. Dans Le théâtre et son double, Antonin Artaud écrit que la représentation doit redevenir un acte unique et dangereux, comédiens et spectateurs ne peuvent à aucun prix en  ressortir intacts… Il met le metteur en scène au centre de la création théâtrale, décrétant que celui-ci est le véritable auteur. Si l’acteur reste au centre parce que  tout passe par lui, « un athlète du cœur » dit-il, il est l’instrument de l’artiste metteur en scène. Quant au texte, Artaud le considère comme une réalité distincte qui s’impose à la manière d’une donnée physique sans mériter de respect particulier : en finir avec les chefs-d’œuvre… Alain Simon       

message d’un spectateur :

 À : theatre des ateliers <theatredesateliers@yahoo.fr> Envoyé le : Sam 6 novembre 2010, 20h 13min 43s
Objet : Re : Veille Théâtrale aux Ateliers 
     

Merci encore à vous tous pour cette veille passionnante : cette expérience réussie restera longtemps, je pense, dans la mémoire des participants, acteurs, techniciens, public… Paradoxe  avec la position d’Antonin Artaud, sceptique sur le rapport texte/théâtre : vous avez transmis avec rage, passion, tendresse…, ce texte, plus que vous ne l’avez lu, répondant ainsi au désir de cet immortel exalté !
 
En espérant pouvoir partager avec vous de futures expériences théâtrales, veuillez accepter, vous tous, ma sincère admiration. Zabriskii        

  

La Marseillaise 13 novembre 2010