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Articles de la catégorie ‘Les séminaires’

22
Oct

Séminaire Broucaret 2012-2013

16
Juin

Séminaire Alain Reynaud

Mardi 10 mai 2011 à 21 h  :

présentation de fin de séminaire des travaux sur le clown sous la direction d’Alain Reynaud,

clown de la Compagnie des Nouveaux Nez, directeur artistique de la Cascade – Maison des Arts du Clown et du Cirque, Pôle National et du Nouveau Festival d’Alba la Romaine (Ardèche).

Alain Reynaud présente la compagnie

 

Avec

Maëlle Charpin, Anna Chyra, Anna Fagot, Déborah Maurin, Maëlle Micheau, Étienne Michel et Rachel Verdonck.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

 

 

 

 

 

Début du travail collectif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Témoignages d’élèves

Trois  jours pour passer cul par dessus tête, être vu dans ce qu’il y a de plus fragile, d’enfantin en nous, accepter de ne pas tricher ou de tricher et d’être pris en flagrant délit, re-découvrir les autres comme partenaires de jeu, faire rire avec tout ça…

3 jours entre rire et larmes soutenus par la bienveillance, la patience et la douceur d’un regard exigeant, celui d’Alain Reynaud…

3 jours et laisser tomber les armures, les boucliers ; comme ça, ça va?

– Euh… Et c’est là que le clown commence à balbutier ? ! Merci.  Anna Fagot

 

La découverte d’un univers artistique étonnant, à l’image de l’intervenant. De très belles surprises ainsi que d’importantes révélations sur la sincérité de l’artiste, sur la légèreté du corps, sur le travail de la voix et sur la capacité de transformation.

Une méthode didactique et efficace ; beaucoup d’humour, une technique impeccable alliée à un rapport aux comédiens d’une humanité touchante.

Un bel artiste, une belle rencontre, un beau travail.

Merci aux Alain. César (mon clown)/ Étienne Michel

courir sans bruit déposer sa chaise…

travail d'Étienne...

avec Anna

Travail de Maëlle M. avec Rachel et Déborah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faire énorme puis se contenir. Retrouver le plaisir de commettre totalement puis de considérer chaque action nouvelle sur scène comme aggravante ; s’échapper d’un acte posé devient impossible… J’ai beaucoup, beaucoup sué d’avoir commis puis contenu le plus possible. L’échange avec monsieur Loyal : de beaux moments, souvenirs scéniques gravés. J’avais peur de ce clown, certainement le stage que je redoutais le plus de l’année… hum.. « OH YEAH » ! Merci. Rachel Verdonck

travail de Déborah, l’araignée…

Anya et Maëlle spectatrices

Travail d’Anya et Maëlle C.

 

 

« Clown ? C’est :  » être ce qu’il faut là où il ne faut pas et ce qu’il ne faut pas là où il faut, parce qu’il arrive toujours quelque chose d’amusant ». ( A. W. ) Clown, c’est aussi la sincérité, l’honnêteté,  les larmes, le rire et un énorme travail sur soi-même. Donc, il n’y a pas de secrets, travaille dur ou rentre chez ta mère!!! Merci !!! » Anya Chyra« 

 

 

 

 

 

 

 

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travail d'Anya et Maëlle avec Alain Reynaud


3
Alain Reynaud dans le public

 

17
Fév

séminaire au Pavillon Noir avec Guillaume Siard

Après avoir vu des premiers spectacles de la programmation (Empty moves, Last Meadow) et participé à une rencontre avec les artistes (Miguel Gutierrez et son collectif), les 8 étudiants engagés dans la Compagnie d’entraînement du Théâtre des Ateliers, qui vise à les former à la profession d’interprète, ont vécu un temps fort au Ballet Preljocaj autour de la dernière création d’Angelin Preljocaj, Suivront mille ans de calme. Sous la direction de Guillaume Siard, ils ont ensuite travaillé pendant deux jours et montré leur travail au cours d’une séance publique le jeudi 10 février à 17h30.

Chorégraphie

Guillaume Siard donne des consignes

Impro à 4

 

Ce qu’en pensent les élèves :

Par où commencer ?
Poursuite de l’approche du corps entreprise au cours de mes formations antérieures ainsi qu’au cours du stage avec J.M Broucaret (verticalité, disponibilité, ouverture)découverte ou (re)découverte du langage corporel induis pas le mouvement et par appréhension d’un volume et d’un espace.
Il semble que ce genre de partenariat doive être poursuivit absolument.
Techniquement, bien que la période d’apprentissage eut été légèrement brève, beaucoup d’apports sur le regard du comédien sur son corps, sur celui de l’autre, sur le contact au corps et ses rendus visuels.
Enrichissant, notamment grâce à la chorégraphie : comment habiter un espace sonore et un volume sans le verbe.
Beaucoup de plaisir concernant l’effort physique, la discipline et la rigueur.
Il y a un pont artistique, et technique entre le théâtre et la danse contemporaine, le traverser est à chaque fois source de jubilation.
Merci pour cette opportunité. Etienne Michel

 

Ce petit stage aura été pour moi une plongée dans l’univers de la danse, en particulier celui du ballet Prejlocaj. Il y a eu les répétitions du ballet auxquelles nous avons pu assister et aussi à une mise en pratique dans nos propres corps de consignes qui avaient été données aux danseurs, et même d’un bout de la chorégraphie des bibles de la pièce « Suivront mille ans de calme »…
En tant qu’acteur comment saisir d’où vient un mouvement, réaliser un déplacement juste?
Et surtout lors de la présentation publique de fin de stage: éprouver la difficulté d’être vu en difficulté dans son corps: comment accepter de donner à voir ce que l’on n’arrive pas à faire? De quoi mettre à l’épreuve notre générosité d’acteur en formation !? Anna Fagot

La rencontre avec Guillaume au Pavillon Noir permettait de prendre conscience de son corps, de le mettre en mouvement,  il devait aller chercher une posture animale et rentrer en contact avec le groupe sous forme de piqure tel un insecte viendrait piquer.
A la suite de quelques exercices nous avons très vite appris à construire une phrase. Nous avons aussi pu essayer de danser en manipulant un objet, en l’occurrence un bottin.
Le travail avec Guillaume était chouette : apprendre  à trouver une stabilité, trouver comment l’on peut  créer des mouvements avec très peu de directives. « Sentir », le contact …La posture pour pouvoir repartir du bon pied sur le bon impact !
Encore Bravo. Déborah Maurin

9
Fév

Séminaire Jean-Pierre Ryngaert

– mardi 1er février à 21 h :

« La compagnie d’entraînement », promotion Jon Fosse, présente ses travaux de séminaire sur une mise en scène de Le nom de Jon Fosse, sous la direction de Jean-Pierre Ryngaert.


Avec Antoine Baptiste Cohen, Maëlle Charpin, Anya Chyra, Anna Fagot, Deborah Maurin, Maëlle Micheau,  Etienne Michel et Rachel Verdonck

Jean-Pierre Ryngaert 1er février 2011

Professeur à Paris III- Sorbonne Nouvelle, Jean-Pierre Ryngaert a enseigné également à l’Université de Montréal et à celles de Carlton (Canada) et de San Diego (Californie). Il a publié, entre autres ouvrages, Le jeu dramatique, Lire le théâtre contemporain, et en 2006, Le personnage théâtral contemporain. Il intervient dans la formation de « La compagnie d’entraînement » depuis 1999 par un séminaire de 4 jours à la fin duquel les élèves présentent une mise en scène d’une œuvre de l’auteur associé à leur promotion.

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Jean-Pierre Ryngaert nous a adressé ses notes de travail à l’attention des élèves comédiens  après le séminaire

Beate, le jeune homme et la jeune soeur


Note dramaturgique en vue du travail scénographique : Le Nom de Jon Fosse par J.P. Ryngaert.

Nommer le bébé à venir est sans doute le problème à résoudre dans ce texte, comme le souligne le titre. Cette occupation, jamais très simple, est d’autant moins anecdotique que personne ne semble vouloir vraiment assumer la filiation. Du coup, tout vient avec le nom : les parents, les grands parents, le lieu…Il est nécessaire de dépasser l’anecdote qui se résumerait à répondre à la question : qui est le père ? Le Garçon, désigné comme tel mais lui-même jamais nommé et plus ou moins dépourvu de parents, ou Bjorn ?

Nommer l’enfant à venir revient à le faire exister, à lui prévoir une vie, un espace. C’est acquiescer à son existence, ce qui semble difficile dans le texte pour tous les personnages. Cet enfant est littéralement invraisemblable pour tout le monde, mais pour des raisons différentes. Personne ne s’y attendait, ses parents présumés n’ont pas l’âge, ses grands parents d’autres préoccupations, et d’ailleurs qui aimerait faire un enfant avec Beate ? Même pas sa jeune sœur ! Alors lui trouver, lui imaginer, lui rêver un espace !

Il me semble nécessaire dans le cas de ce texte, de fonder le point de vue dramaturgique

l'arrivée de la mère


sur une constatation spatiale. Aucun des personnages, pourtant rassemblés dans le même logis familial, ne souhaite vraiment y être (pas plus, dans le fond, que le bébé). Certains, comme Beate, l’expriment verbalement : « Je ne veux pas rester ici ». D’autres ne le disent pas mais passent leur temps à être ailleurs, soit en sortant de l’espace commun (ils vont se coucher ou se reposer un moment ou faire je ne sais quoi), soit en sortant radicalement du logis (pour aller à la boutique, ou chez Bjarne ou…). Cette constatation serait banale si elle n’entrait pas en contradiction avec la parole, qui la plupart du temps manifeste une acceptation, un acquiescement général. Le dialogue comprend un nombre considérable de « Oui » ou de « Eh oui » qui reviennent en leitmotiv, bien que l’on ne sache pas toujours à quoi s’appliquent ces approbations ou ces pseudo-consensus. Il est nécessaire de creuser cette piste des contradictions entre être là et ne pas être là, refuser d’être là ou l’accepter ou en tout cas l’entériner.

Beate ne veut pas être là mais elle est pourtant venue et elle s’attend à ce que le Garçon la rejoigne. Celui-ci est venu sans enthousiasme apparent (il ne souhaitait d’ailleurs pas faire d’enfant avec La Fille, dit-il) et il trouve difficilement une place. Son activité de lecture le fait régulièrement sortir (au moins mentalement) de l’espace de la famille. Le père ne rentre du travail que pour manger et se coucher, et éviter autant que faire se peut tout nouveau conflit. La mère et la sœur cherchent des « divertissements » à l’extérieur. Les espaces extérieurs sont désignés : la boutique (où l’on peut parler et où on en raconte de bonnes) ; la colline face à la vaste mer où l’on peut marcher mais où l’on risque de perdre l’équilibre à cause  du vent ; chez Bjarne où les jeunes gens n’iront pas ensemble, bien qu’on y fasse beaucoup la fête ; le lieu de travail du père, dont on ne sait rien sinon qu’on s’y fatigue… ; le kiosque pour manger une bouchée ou boire quelque chose.

l'arrivée du père

Ces personnages sont tenus à se croiser ou à échanger dans le même espace, le « foyer » mais personne ne tient donc à y rester ni même vraiment à y vivre.

Ces constatations ne m’entraînent pas du côté d’un appartement ou d’une maison réaliste ou misérabiliste ou datée ou d’un canapé relevant de tel ou tel style, mais plutôt d’un espace aussi métaphorique et aussi abstrait que l’est l’écriture de Fosse. Un espace où personne ne veut vraiment venir ni demeurer, mais un espace accepté consensuellement parce qu’il n’y a pas d’autre choix. Pour la fille, l’espace d’une régression, il s’agit bien d’un retour dans un endroit qu’elle a quitté, avec, en apparence, peu d’envie d’y revenir. Pour le Garçon, un espace aussi improbable que le lieu d’arrivée d’un aérolithe.

Si c’était une comédie, il s’agirait d’une comédie familiale (Papa, il faut nommer le bébé !)

Si c’était un drame, un conflit éclaterait avec Bjarne.

Si c’était un mélodrame, elle ferait une fausse couche. (plus besoin de nom !)

Si c’était une tragédie, ce serait l’histoire de vies où l’on dit OUI toujours, même quand on pense non.

C’est un théâtre de la parole et du ressassement, et il faut un espace qui lui corresponde. Un espace couloir, un espace courant d’air, un espace où l’on entre en cherchant déjà la sortie, un espace où l’on entre à reculons et d’où l’on sort en courant.

J.P.R. 7 Février 2011

Échange avec le public