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29 avril 2010

« Je pense donc je suis » Le discours de la méthode de René Descartes en slam

par TechMac

Adaptation et mise en scène : Alain Simon assisté de Gilles Jolly

 Musique : Christophe Paturet – Lumières Syméon Fieulaine

 Avec Alain Simon et Christophe Paturet au piano

dans le cadre de Dis-moi dix mots – semaine de la Francophonie

 Note d’intention : « Descartes a écrit et publié ce Discours en français pour qu’il s’adresse à tous. A l’époque où internet permet à chacun de se perdre avec plaisir dans un labyrinthe d’informations qui s’enchaînent au hasard des clics de souris et des liens, à l’époque du copié-collé, la méthode que propose Descartes est d’une étonnante actualité. Penser par soi-même, et surtout faire du doute l’outil pour évaluer toute chose sont devenus aujourd’hui indispensables.

Slamer Le discours de la méthode m’apparaît être une évidence, et emprunter ce moyen d’expression populaire pour transmettre Le discours de la méthode me semble une démarche fidèle au dessein de Descartes. Je suis heureux de le faire avec le concours de Christophe Paturet qui a écrit la musique de ce spectacle et l’interprète avec moi. » Alain Simon

Note sur la musique : La pensée de Descartes est apparue comme « la musique de J.-S. Bach, telle une rose épanouie dans l’immense plaine neigeuse du silence » (Milan Kundera), dont l’héritage aujourd’hui maintes fois métissé jamais renié habite nos esprits, nos oreilles.
Le Slam s’affranchit, style poétique urbain, des conventions établies. Qui peut dire en quoi… consiste une « musique de slam » ? Celle-ci se montre lyrique, celle-là électronique, cette autre nulle ou non avenue.
Slamer le Discours de la méthode, voilà qui rime à valser les sourdines de la pensée, dissoudre les lames du groove, soupçonner les accords parfaits.  Joli panorama pour un pianiste qui croit. Au doute, en la science, en Bach, en Monk. En somme, Dieu ? Christophe Paturet

Paru dans La Marseillaise : « Une version slamée, vivante et poétique de Descartes …

Une force incroyable. Sur scène ils sont deux, l’un au micro, l’autre au piano. Ils sortent ensemble de l’ombre et s’installent. Et la tension est immédiate. Le spectateur est pris comme dans un tourbillon, de notes et de mots. Les deux compères mènent leur danse de façon autonome. L’un n’accompagne pas l’autre, mais ils coexistent, sur les planches, ensemble. Et leur rencontre, parfois fracassante, la symbiose qui surgit par touches n’en sont que plus fortes. Le parti pris par Alain Simon et Christophe Paturet de bouleverser les codes et la forme établis trouve alors un écho naturel avec le propos cartésien : être à l’écoute de l’autre, le voir, le regarder, tout en étant soi, en ne s’oubliant pas et en forgeant sa propre pensée. On reste subjugué par la rapidité de l’élocution, par la force mais aussi la douceur de la mélodie, par l’actualité du propos. Un spectateur dira même que cette appréhension du texte n’est plus qu’intellectuelle, mais réellement physique. Et quand Alain Simon déclame enfin le fameux « Je pense donc je suis », l’émotion est au rendez-vous, la salle en suspens, le temps s’arrête. Une très belle proposition présentée aux Ateliers. Alors, ce week-end, deux chose à faire absolument, il en va presque du devoir : voter, premièrement. Et courir voir, sentir et appréhender la version slam du Discours de la méthode. » Euria Tabita, 13 mars 2010

La Provence : « Descartes en slam : une méthode (in)ouïe

Le spectacle donne une nouvelle jeunesse au plus connu des textes de philo. Slamer « Le discours de la méthode », en voilà une drôle d’idée ! Pourtant, à entendre le comédien Alain Simon (…), ce choix sonne comme une évidence. Si on a peut-être lu Descartes, on ne l’aura en tout cas jamais aussi bien entendu. Slamée, la pensée de Descartes a une tout autre saveur. De sa voix grave, le comédien donne au texte une légèreté de poésie. Mais la méthode n’aurait guère fonctionné sans Christophe Paturet. Le pianiste a su trouver dans le discours une musicalité insoupçonnée. Ensemble les deux hommes font revivre le texte, et son auteur aussi. Peu à peu la magie opère, et c’est comme si Descartes était là, devant nous. Le personnage est loin d’être austère. Il se révèle même drôle. (…) Le texte est toujours resté, ce spectacle le fait s’envoler. » Jeanne Ferney, 20 mars 2010

19 mars 2010                                                                                                 Théâtre des Ateliers 19 mars 2010

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« Je pense donc je suis » – Le discours de la méthode de Descartes, en slam et en musique

du 14 au 24 juillet 2010 à 19h20

au Centre Européen de Poésie d’Avignon

4-6, rue Figuière 84000 – Avignon  Réservation : 04.90.82.90.66

Mis en scène et interprété par Alain Simon

Création musicale et interprétation au piano par Christophe Paturet

Descartes a écrit et publié ce Discours en français pour qu’il s’adresse à tous. En empruntant ce moyen d’expression populaire qu’est le slam pour transmettre Le discours de la méthode, Alain Simon pense être fidèle au dessein de l’auteur.

Nous espérons que vous serez sensible à l’originalité de ce projet qui est né de la volonté de confronter ce texte fondateur à une forme contemporaine et poétique, pour mieux en requestionner le sens et pour le réentendre comme une expérience vivante et jubilatoire. Car « Douter ce n’est pas être austère. Descartes s’exalte à penser et atteint la transe en s’attaquant comme un chevalier à tous les préjugés. Il est de l’époque des conquistadors, guerriers ou savants qui tous partaient à la découverte de nouveaux espaces, ceux des continents comme ceux du savoir et de la pensée. Il y a de l’épopée là-dedans. » Alain Simon

Paru dans Avignews le 22/07/10 à 11h46 :

Descartes remis au goût du jour par une approche originale qui souligne un message d’actualité.

LE PITCH : Alain Simon et Christophe Paturet s’attèlent à un défi de taille: reprendre le texte de Descartes sous une nouvelle forme, celle du slam. Leur but est de moderniser cette œuvre pour la rendre plus accessible, notamment aux jeunes générations.
L’AVIS DU FESTIVALIER : C’est une véritable performance verbale et vocale à laquelle se livre Alain Simon, en prononçant le texte à une vitesse fulgurante, ce qui nécessite un énorme travail d’élocution et de mémoire. Plus qu’un accompagnement, la musique est partie intégrante de ce spectacle. Les variations du rythme de la musique de même que celle de la tonalité de la voix du comédien sont un moyen pour mettre en relief certains passages de la pensée de Descartes. Le spectateur peut alors redécouvrir l’éloge du bon sens que fait l’auteur de ce texte ainsi que sa volonté de questionner sans cesse les fondements d’une affirmation afin de progresser dans sa quête de la vérité. L’attitude décrite par Descartes qui est celle de prendre du recul et de savoir demeurer à la fois sceptique et ouvert d’esprit, semble plus que jamais d’actualité avec la sur-information qui caractérise notre société, en particulier avec l’essor de nouveaux médias et de nouvelles technologies. On ne peut qu’inciter chaque individu à aller voir ce spectacle, tant pour la performance théâtrale qui y est réalisée, que pour leçon de citoyenneté qui y est finalement donnée. Jean-Victor Roux
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Reprise au Théâtre des Ateliers

jeudi 2, vendredi 3 décembre 2010 à 21 h

dimanche 5 à 18 h.

Reprise en décembre

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