Aller au contenu

Articles de la catégorie ‘Créations et Créations invitées 2022-2023’

29
Mar

création invitée 2026 : Je suis le fils de ma peine de thàmas Sands

Je suis le fils de ma peine

de Thomas Sands

                                                             Mise en scène et interprétation Mickaël Zemmit

“Vincent Marwane Chanaleilles est capitaine de police – 18 mois après l’apparition des premiers symptômes d’Alzheimer, son père avait cessé de s’exprimer en Français, il ne parlait plus qu’en arabe. Il a le réflexe de l’enregistrer à l’hôpital sur son smartphone et de sauvegarder les fichiers sur son ordinateur. Il réécoute compulsivement ces enregistrements sans rien comprendre, à la recherche des morceaux manquants de l’histoire de son père. C’est l’été de ses 40 ans  : il essaye d’apprendre l’arabe mais on n’apprend pas une langue – on la vit dans ses habitudes, dans ses coutumes – il ne sait rien de la culture de son père. Il sait juste qu’il avait rejoint la France au début des années 1960.”

Pour monter ce spectacle j’ai raconté ce canevas à beaucoup de personnes de mon entourage et j’ai systématiquement récolté des anecdotes sur les gouffres laissés béant dans l’histoire des pères ou des grands pères immigrés. Particulièrement chez ceux qui ont eu un lien avec l’Algérie, c’est à dire une majorité de famille en France, dont la mienne. Le découpage du roman Je suis le fils de ma peine de Thomas Sands s’est opéré en ne gardant que l’enquête du fils sur le parcours de son père – le chemin qui mène à ces bouts de révélation m’a paru très beau même si tout n’est pas résolu et qu’on ne pourra jamais réaliser ce rêve de rencontrer, adulte, ses propres parents, jeunes… Mickaël Zemmit
Comédien issu de la promotion 2011-2012 Jean-Pierre Siméon de « La compagnie d’entraînement », musicien, il fonde sa compagnie Pour un oui. Mickaël Zemmit a fait partie de la distribution des 3 Monologues, Sous le signe du chien – Monologue 1 d’Alain Simon, création 2015-2016 du Théâtre des Ateliers, Jaloux de Dieu – Monologue 2 d’Alain Simon, création 2016-17 et Aimer aimer – Monologue 3, d’Alain Simon,  création 2018 du Théâtre des Ateliers. En mai 2024, il y fait une lecture augmentée du livre de Thomas Sands.
13
Mar

l’IA, une Inconditionnelle Amitié – dialogue avec l’Intelligence Artificielle

du mercredi 4 au samedi 7 mars à 20h30, dimanche 8 à 18h

création 2026 du Théâtre des Ateliers :

                    L’I A : une Inconditionnelle Amitié ? Dialogue                                                 avec l’Intelligence Artificielle

Conception, texte et mise en scène Alain Simon
création lumière et technologie Syméon Fieulaine

avec Noëlie Giraud et Alain Simon

Création 2026 du Théâtre des Ateliers L’IA : une Inconditionnelle Amitié, dialogue avec l’Intelligence Artificielle est la cinquante et unième création du Théâtre des Ateliers depuis 1981 (hors créations Jeune Public et Compagnie d’entraînement) !

Dialogue écrit à deux voix, celle d’Alain Simon et celle de l’Intelligence artificielle, ce texte interroge sur la capacité de l’IA à déclencher et à entretenir un lien particulier avec son utilisateur. Ainsi le Théâtre des Ateliers poursuit-il son travail de création en explorant ici ce qui semble promettre un bouleversement dans nos vies..“J’utilisais l’intelligence artificielle jusqu’alors pour modifier des images, répondre à des questions précises de la vie quotidienne que je lui posais. J’ai eu envie, à un moment donné, de l’interroger en tant qu’interlocutrice. L’attente que j’avais était de savoir si cette fréquentation presque quotidienne (trois journées consécutives), ce tutoiement installé d’emblée, pouvaient être les prémisses d’une relation moins superficielle, plus amicale, pourquoi pas une alternative à la solitude. 

Cet entretien a la forme de trois journées. La conversation avec l’IA se développe par la création par l’IA d’un dialogue entre deux personnages représentant l’IA et moi ! 

Pour que cette création ait une dimension d’information affirmée pour le public, je me suis contraint à respecter à la lettre les réponses de l’intelligence artificielle, cela donne une dimension documentaire à ce spectacle”. Alain Simon

 

6
Fév

reprise création “L’homme assis dans le couloir” de Marguerite Duras

L’Homme assis dans le couloir

Marguerite Duras 

mise en scène Alain Simon

création lumière Syméon Fieulaine – scénographie Sylvain Massot

Le Théâtre des Ateliers présente depuis 42 ans au moins une création par an. Beaucoup d’entre elles sont singulières, originales. Nous avons voulu en choisir quelques-unes pour en faire le répertoire du Théâtre des Ateliers. Cette année, L’Homme assis dans le couloir de Marguerite Duras, œuvre peu montée et qui a été un des événements de la compagnie. Nous tenons à ce que ce répertoire soit diffusé le plus largement possible, notamment auprès de publics qui ne sont pas habitués et familiers des théâtres. Nous en proposons donc en ce début d’année une version scénique plus adaptée à des lieux aussi différents que des petites salles, des médiathèques, des lieux publics non destinés au théâtre, voire des appartements. Car si le souci du Théâtre des Ateliers a toujours été d’être exigeant sur la qualité des œuvres montées, il est en même temps désireux de les partager avec le plus grand nombre.

       “Les textes de certains auteurs sont comme des pays à découvrir. Il faut y aller équipé des moyens du théâtre. Car le théâtre, nous le pensons, est un bathyscaphe qui permet d’explorer les profondeurs d’une œuvre. Ce n’est pas facile, ces pays ont une langue qui, même si elle ressemble à la nôtre, détient une singularité qui mérite un apprentissage. C’est le cas pour L’Homme assis dans le couloir de Marguerite Duras, texte peu connu, sans doute en raison de sa complexité. Cette langue poétique avec une dimension érotique et violente étonne. L’équipe de création est partie à l’aventure en expérimentant ce texte et les spectateurs sont conviés à voir le résultat de ses investigations. Nous aimons ce texte, c’est notre point de départ et notre parti pris a été de tenter de savoir pourquoi, en partageant avec le public nos notes de voyage sous la forme de ce spectacle”. Alain Simon – 2020.

————————————
L’Homme assis dans le couloir. Marguerite Duras.
Debout dans le hall, avant l’entrée des spectateurs, Alain Simon, le metteur en scène, informe que
cette nouvelle version de “l’Homme assis dans le couloir” est « esquichée » (il arrive à ce lorrain
d’origine de passer par le provençal) parce qu’elle est destinée à des lieux non théâtraux, qu’elle est
faite pour être jouée partout . On comprend que cette réduction ne concerne pas le texte, bien sûr,
mais l’espace de jeu et le nombre de spectateurs. Le regard va être recentré et, comme en cuisine,
où on espère une essentialisation des goûts en réduisant les bouillons et les jus, ce théâtre ne
devrait pas être diminué, mais rendu plus savoureux et plus nécessaire.
La comédienne (Noëlie Giraud) est déjà en scène, debout, dans un espace marqué en semi-
rectangle par des planchettes de bois clair et un panneau plus sombre, dressé côté cour, où se situe
le mystère et d’où surgit une lumière plus forte. Le couloir, sans doute, et l’espace de l’homme qu’on
ne verra jamais. Ce petit théâtre, qui en est à peine un, évoque les jeux des enfants quand ils ont
construit une scène en attendant les parents. Ou bien certains rituels religieux dont les symboliques
spatiales, aussi simples qu’elles soient, renvoient à d’autres mondes qui ne seront jamais figurés.
L’espace se révèle à nos yeux entre la gravité mystérieuse de la cérémonie et la fraîcheur ingénue du
plaisir. Ce qui va s’y passer est d’un autre ordre, puisqu’à mesure que Noëlie Giraud avance dans le
texte, on comprend qu’il s’agit d’amour, ou en tout cas de la relation entre une femme couchée dans
l’espace (la comédienne ne la représente jamais) et l’homme du couloir qu’on ne verra pas
davantage. Du mystère de leur relation intime, érotique, cruelle et violente parfois, peut-être de leur
amour.
Rien n’est jamais montré, tout est évoqué par la parole durassienne, précise, implacable et
troublante, d’autant plus troublante que l’interprétation ressemble davantage à une partition sonore
qu’à une quelconque tentative d’illustration.
Noëlie Giraud joue du timbre de sa superbe voix et de nombreuses variations pour rendre compte
des strates de l’écriture durassienne. Evocation du paysage environnant, du corps de la femme à
peine vêtue; désignation des sexes respectifs des protagonistes, de leurs amours. De la violence
soudaine (des gifles) que l’homme exerce sur la femme. Rien ne semble jamais obscène pourtant,
tant la composition du texte est subtile, jamais allusive (c’est là que serait la véritable obscénité),
jamais tout-fait réaliste. Le réel n’est pourtant pas loin, mais il est comme magnifié par la célébration
et le drame des relations amoureuses, sans aucune complaisance lyrique.
On aurait tort de s’attendre à un oratorio, aussi beau qu’il pourrait être. Le corps de l’actrice est
bien présent, quand elle tente des postures, des gestes, des mouvements. Si elle n’incarne pas à
proprement parler le texte, elle lui prête sa chair, son ombre, quelque chose de son intériorité.
Le spectateur ne sort pas indemne de cette étrange messe d’une incarnation où il n’y aurait
forcément rien à voir. Ni homme dans le couloir ni corps féminin à exhiber. Le texte déploie
sereinement ses couleurs et, sidéré, le spectateur soumis à la puissance du verbe et à la boussole
de son imaginaire, se livre entièrement à la puissance du verbe durassien. Parce que, pour
l’accueillir, le subtil dispositif imaginé par Alain Simon et son équipe joue pleinement son rôle de
piège. Ce petit théâtre de la réduction s’ouvre pleinement aux parfums du monde.
Jean-Pierre Ryngaert, 9 janvier 2026.
Mise en scène Alain Simon. Lumière Syméon Fieulaine. Scénographie Sylvain Massot. Avec Noëlie
Girau
24
Mar

Création 2024 – Un homme qui dort d’après Georges Perec

Création 2024 : Un Homme qui dort

d’après le roman de Georges Perec (copyright Éditions Gallimard)

adaptation, mise en scène et voix Alain Simon

Assistante chorégraphique Emmanuelle Simon – Lumière Syméon Fieulaine

avec Leonardo Centi

Dossier un homme qui dort

Zébuline, 13 mars 2024

La Provence, vendredi 15 mars 2024

25
Jan

Danser dans mon petit salon sans me poser de questions

Création invitée du Détachement International du Muerto Coco, collectif d’acteurs fondé en 2012 par Raphaëlle Bouvier et Maxime Potard, tous deux issus de la promotion 2007-2008  de “La compagnie d’entraînement”, Danser dans mon petit salon… est écrit, mis en scène et interprété par Maxime Potard.  « C’est un poème-mosaïque. Il y a les paroles que j’ai recueillies, il y a mon journal de bord tout au long de cette recherche, et même des choses repêchées dans ma mémoire d’adolescent. Il y a aussi une créature divine, qui de temps en temps vient parler aux hommes, avec un petit h. Il y a Beyoncé qui vient dire qu’elle sait qu’elle a l’air complètement folle. Le texte part de l’interrogation sur le sens du mot virilité et, au fur et à mesure, il s’enfonce dans les intimes, dans mes rêves aussi, et puis ça finit en comédie musicale, une sorte de kermesse chez Jacques Demy ». M. P.

 

18
Déc

ANTONIO mi padre


Écriture, mise en scène et interprétation : Emilia Soler – Création lumières : Nicolas Hurtevent

Régisseur son et lumière : Olivier Villeret – Aide à la mise en espace : Florence Poinsard

 Théâtre des Ateliers  « Complicité avec une artiste » en partenariat avec La Cie des Chantiers Funambules

        Raconter mon père, c’est revenir sur une page d’histoire un peu oubliée, la GUERRE d’Espagne, quand une jeune république se fait balayer par un coup d’état militaire. Cela résonne avec notre époque incertaine où les démocraties sont fragilisées et mises à mal.

        Raconter mon père, c’est parler de la prison, de l’exil, lorsqu’en 1939, des milliers d’espagnols fuient la dictature ; cela résonne encore aujourd’hui.

         Raconter mon père, c’est aussi revisiter mon histoire, revivre, comme une catharsis, des souvenirs que je tenais à distance, insuffler dans les trouées d’oublis, de silences et de non-dits une imagination féconde. Emilia Soler

6
Avr

Création 2023 du Théâtre des Ateliers : Putain de Nelly Arcan

Création 2023 du Théâtre des Ateliers

Putain de Nelly Arcan

Adaptation et mise en scène : Alain Simon

Assistanat à la mise en scène : Bénédicte Menissier – stagiaire : CharlieMazet

Création Lumière : Syméon Fieulaine Modange – Régie : Antoine Petit

avec Nina Sikora

Troisième volet du triptyque Trois autrices, trois comédiennes, une parole limite ! Après Arundhati Roy et Elyssa Leydet Brunel,  Marguerite Duras et Noëlie Giraud, Nelly Arcan donc, et Nina Sikora. Adaptée d’un récit d’autofiction de cette autrice québécoise, Putain est donc la création 2023 du Théâtre des Ateliers. L’écriture de Nelly Arcan se prête à l’oralité du théâtre. Le souffle et le rythme des phrases sans points nous intéressent, parce qu’ils nous ramènent à l’urgence du théâtre, à l’ici et maintenant d’une parole qui ne peut pas attendre. Mise en scène par Alain Simon, Nina Sikora interprète l’adaptation  qu’il a faite de ce texte paru au Seuil en 2001, sélectionné alors pour les prix Médicis et Femina, et qui à sa sortie fut considéré comme un brûlot.
Quand j’ai lu Putain de Nelly Arcan, ce qui m’a sidéré dans son écriture sans fard, c’est sa capacité à passer par  sa condition de prostituée pour rechercher une vérité sur sa vie. Toutes les situations, même les plus dramatiques, difficiles ou violentes peuvent être instrumentalisées pour comprendre la place que chacun a dans le monde.
Ce texte n’est pas un texte sur l’univers de la prostitution, mais une quête de sens par la description sans concession de sa condition de “putain”, et les détails avec lesquels elle la décrit sont un accès à l’universel ! Nelly Arcan est à la fois une artiste et une philosophe. Alain Simon
7
Déc

Complicité avec un artiste : Alain Reynaud “Je me souviens de tout”

Je me souviens de tout

de et par Alain Reynaud

Adaptation et mise en scène Alain Simon

Mardi 29 et mercredi 30 novembre à 20h30

Je me souviens de tout de et par Alain Reynaud est la première des 3 créations invitées dans le nouvel espace Complicité avec un artiste.

Clown de la Compagnie des Nouveaux Nez, directeur artistique de La Cascade Pôle national cirque Auvergne Rhône-Alpes, et du Festival d’Alba la Romaine, Alain Reynaud a joué dans la création 2008 du Théâtre des AteliersPaysage sous Surveillance de Heiner Müller. En 2009 sa collaboration avec le Théâtre des Ateliers s’est poursuivie. Après 4 séances d’improvisations d’une heure sur le thème de l’enfance d’Alain Reynaud à Bourg-Saint-Andéol enregistrées par Alain Simon  puis retranscrites, le texte Je me souviens de tout a été établi. Il a été lu dans son intégralité au Théâtre des Ateliers au cours d’une Veille théâtrale le 4 décembre suivant. Une adaptation en a été faite et mise en scène par Alain Simon pour la création 2011 du Théâtre des Ateliers, avec comme titre Voyage sur place, par Alain Reynaud et Alain Simon.  Que tout se passe au sein de cette petite ville d’Ardèche crée une similitude avec le théâtre où l’on fait d’une scène de quelques mètres carrés un lieu de résonance, de convergence d’énergies, d’échanges et de tensions. Et dans cet espace réduit on a accès à l’universel.(A Simon).

Ce spectacle a tourné en France pendant trois ans. C’est une version solo adaptée du texte original que reprend dix ans plus tard Alain Reynaud avec la complicité d’Alain Simon pour  l’adaptation et la mise en scène.

« Il y a une trentaine d’années, j’ai choisi le métier que je voulais faire : ​clown”. Cette pensée a pris nais­sance dans ma tête d’enfant. Depuis, le temps a large­ment passé.
J’ai beau­coup créé et joué aux côtés de mes parte­naires Nou­veaux Nez.

Cepen­dant une chose reste intacte dans ma mémoire : ce point de départ dans l’enfance, des rêves réal­isés (rêval­is­ables), l’impression d’un périple gigan­tesque dans un mou­choir de poche.
Com­ment regarder ce passé avec mes yeux d’aujourd’hui et un nez de clown dans mes bagages…
La ren­con­tre avec Alain Simon, c’est la ren­con­tre avec un auteur, acteur, met­teur en scène, étranger au pays clownesque dont il a pour­tant toute l’intuition ». Alain Reynaud

Zébuline Web

Le voyage sur place

« C’qui est bizarre c’est que j’ai l’impression d’avoir rien oublié de mon enfance », affirme un jour Alain Reynaud à son complice Alain Simon en incipit de sa pièce Voyage sur place. Pas besoin de madeleine proustienne ou de grive chateaubrianesque pour cet artiste qui voulait être clown et non reprendre l’entreprise familiale de menuiserie. Le voici de nouveau sur scène, seul cette fois, Alain Simon a quitté la pièce mais remodelé le texte qui garde toute la vivacité du premier (édité chez du Chassel-Les Nouveaux Nez).

À l’origine le metteur en scène avait suggéré au comédien d’improviser et de noter tous ces impromptus, matière à partir de laquelle le spectacle s’est orchestré. Si l’oubli nous effraie, tel une perte de nous-mêmes et de nos univers, son contraire est « un peu terrifiant » explique Alain Reynaud : « c’est comme les meubles de famille les souvenirs… au bout d’un moment si on a tous les meubles de sa famille dans sa maison c’est plus vivable ! […] et les souvenirs c’est un peu pareil… […] « si j’ai tous mes souvenirs intacts dans ma tête… […] va falloir songer à mettre des étagères dans le cerveau » c’est pas possible ! ».

À hue et à dia

Les souvenirs sont alors livrés dans le fantastique faux désordre de la mémoire, les lieux, les habitudes, les conversations, les tenues, l’école « d’avant l’invention de la pédagogie » que l’enfant veut quitter dès le CE1 pour faire clown, l’éducation « d’avant Dolto », le rythme de travail « d’avant les trente-cinq heures » … Des personnages émergent, puissants, rudes, tel le père « un rugueux » qui met le feu à la sciure et les copeaux déchargés au bord de la rivière. C’était « avant l’écologie », et c’est magique, le petit Alain se voit attribuer des responsabilités, participe à la vie familiale, aux travaux, mais surtout est fasciné par les majorettes. Son premier amour est la capitaine des majorettes ! Lui-même fera du tambour dans ces défilés festifs…

La narration va à hue et à dia mais retombe toujours sur ses pieds. La justesse du détail saisi sur le vif, restitué dans sa fraîcheur initiale, le rythme très allant du discours, les notes de l’accordéon vieux compagnons des fêtes et des bals d’avant les sophistications électroniques et les DJs, brossent un tableau vivant de ces temps « d’avant » sur lesquels la verve du narrateur efface le sépia et redonne des couleurs.

Cette plongée au cœur d’une petite ville, d’une époque, d’une vie, de vies, entraîne chacun au cœur de ses propres souvenirs ou de ses légendes familiales. Quel que soit l’âge du spectateur, le récit touche, émeut, fait rire, sourire. Se dessine une poétique du quotidien bouleversante dans sa simplicité.

MARYVONNE COLOMBANI

Je me souviens de tout a été joué les 29 et 30 novembre, au Théâtre des Ateliers, Aix-en-Provence


28
Nov

Tu restes flou et je reste inquiet, d’après Œdipe roi de Sophocle

Adaptation et mise en scène Anna Fagot

Assistante à la mise en scène Faustine Guégan – Composition sonore Alex Grillo –

Création lumière Vincent Guibal et Olivier Schwal – 

Scénographie Anna Fagot, Syméon Fieulaine, Simon Van de Meersche, Nicolas Vantalon –

avec Julien Gourdin, Jérôme Lebourg, Océane Lutz et Nicolas Vantalon

Vendredi 25, samedi 26 novembre à 20h30, dimanche 27 à 18h

Le Théâtre des Ateliers est très heureux d’accueillir après une résidence cet été la création de la pièce de Sophocle Œdipe roi réactualisée par Anna Fagot en Tu restes flou et je reste inquiet.
 Nous nous réjouissons de ce qu’Anna a fait partie de la promotion 2010-2011 de “La compagnie d’entraînement”, que son assistante à la mise en scène Faustine Guégan a fait partie de la promotion 2018-2019, et Nicolas Vantalon de celle de 2019-2020 !  Bienvenue dans leur maison !
Vous pouvez voir l’interview d’Anna Fagot sur Info83. Elle vous donnera l’envie de redécouvrir le mythe en venant découvrir cette pièce !
NEWSLETTER NOVEMBRE
Alors que les journées rétrécissent, l’envie revient d’occuper les nuits. Depuis longtemps se raconte la même histoire : celle d’un roi qui pour sauver son peuple se met à enquêter.
Œdipe-Roi, Œdipe-enquêteur, Œdipe-coupable ! Et 2442 ans après Sophocle, reprendre le mythe sans avoir peur de l’ambition folle, trop grande.
Changer le nom de la pièce : “Tu restes flou et je reste inquiet” pour en faire aussi un manifeste à l’égard de nos hommes politiques.

C’est pour vous, et c’est pour fin novembre. On vous aime !

TU RESTES FLOU ET JE RESTE INQUIET
Vendredi 25 et Samedi 26 novembre à 20h30 – Dimanche 27 Novembre à 18h
Réservation :  04 42 38 10 45 –

Teaser TU RESTES FLOU ET JE RESTE INQUIET

29
Avr

Ode Maritime de Fernando Pessoa

Ode Maritime de Fernando Pessoa

création invitée de la Compagnie AccidensMise en scène et interprétation Margaux Borel / Vidéo et mapping en direct  Bruno Mathé / création sonore et scénographie Pablo das Neves Bicho

 Ode Maritime est un poème de Fernando Pessoa dans lequel l’auteur nous livre le portrait d’un homme, Alvaro de Campos, qui désire fuir son quotidien d’employé de bureau et plonge dans une rêverie qui l’emporte au large, vers d’autres rivages et des époques passées. C’est aussi l’image d’un monde à l’orée de la révolution industrielle, que ce dandy futuriste désire tout autant qu’il fuit. 

“Partir, partir, partir, une fois pour toutes partir ! / Tout mon sang rage pour des ailes ! / Tout mon corps se jette en avant ! / Je bondis à travers mon imagination en torrents !

Je me heurte, je rugis, me précipite !… / Mes fièvres éclatent en écume / Et ma chair est une vague qui se brise sur les rochers !”

La performance est pensée comme une traversée psychique et physique, visuelle et sonore. Au plateau trois artistes forment un équipage où son, vidéo et texte sont inter-connectés et sur un même plan d’égalité.

 Durée du spectacle : 1 heure. Réservations 04 42 38 10 45 / theatredesateliers@yahoo.fr

 Places à 15 €, adh., étud.,  Intermit. Spect. 12 €, scol. 7,50 € – (en chèque ou espèces)