Je suis le fils de ma peine
de Thomas Sands
Mise en scène et interprétation Mickaël Zemmit
“Vincent Marwane Chanaleilles est capitaine de police – 18 mois après l’apparition des premiers symptômes d’Alzheimer, son père avait cessé de s’exprimer en Français, il ne parlait plus qu’en arabe. Il a le réflexe de l’enregistrer à l’hôpital sur son smartphone et de sauvegarder les fichiers sur son ordinateur. Il réécoute compulsivement ces enregistrements sans rien comprendre, à la recherche des morceaux manquants de l’histoire de son père. C’est l’été de ses 40 ans : il essaye d’apprendre l’arabe mais on n’apprend pas une langue – on la vit dans ses habitudes, dans ses coutumes – il ne sait rien de la culture de son père. Il sait juste qu’il avait rejoint la France au début des années 1960.”
Pour monter ce spectacle j’ai raconté ce canevas à beaucoup de personnes de mon entourage et j’ai systématiquement récolté des anecdotes sur les gouffres laissés béant dans l’histoire des pères ou des grands pères immigrés. Particulièrement chez ceux qui ont eu un lien avec l’Algérie, c’est à dire une majorité de famille en France, dont la mienne. Le découpage du roman Je suis le fils de ma peine de Thomas Sands s’est opéré en ne gardant que l’enquête du fils sur le parcours de son père – le chemin qui mène à ces bouts de révélation m’a paru très beau même si tout n’est pas résolu et qu’on ne pourra jamais réaliser ce rêve de rencontrer, adulte, ses propres parents, jeunes… Mickaël Zemmit
Comédien issu de la promotion 2011-2012 Jean-Pierre Siméon de « La compagnie d’entraînement », musicien, il fonde sa compagnie Pour un oui. Mickaël Zemmit a fait partie de la distribution des 3 Monologues, Sous le signe du chien – Monologue 1 d’Alain Simon, création 2015-2016 du Théâtre des Ateliers, Jaloux de Dieu – Monologue 2 d’Alain Simon, création 2016-17 et Aimer aimer – Monologue 3, d’Alain Simon, création 2018 du Théâtre des Ateliers. En mai 2024, il y fait une lecture augmentée du livre de Thomas Sands.
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