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29 janvier 2015

La Forêt de Brocéliande

par TechMac

 

 

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Yvain et Lodine, gardienne de la fontaine enchantée de Brocéliande

Zibeline

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Vu par Zibeline

Lecture Plus nous entraîne en forêt de Brocéliande…

Amours et tournois

• 21 janvier 2015⇒27 février 2015 •

Lecture Plus nous entraîne en forêt de Brocéliande... - Zibeline

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le principe de Lecture plus, il s’agit de lecture, plus du théâtre, en une forme rapide, concoctée en quelques jours, dynamique, simple, avec des décors et des costumes à la portée de tous même si vous êtes un enfant très jeune ou un grand pas trop bricoleur, mais avec des idées quand même, de l’imagination, de la fantaisie… le dernier exploit du quatuor enjoué du théâtre des Ateliers, mis en scène avec bienveillance et précision par Alain Simon. Puisant dans le vaste répertoire des récits de la légende arthurienne, la troupe de Lecture Plus s’attache ici à faire revivre une des belles histoires nées des mystères de la forêt magique de Brocéliande, avec Yvain, le chevalier au lion. Comment ce jeune et preux héros de la Table Ronde vient défaire le Chevalier Noir, gardien de la fontaine ensorcelée, rencontre la mutine et capricieuse Dame Laudine, la conquiert, la perd, la retrouve à nouveau pour le meilleur. Adaptation libre de l’histoire signifie aussi apparition de nouveaux personnages, les fées Hideuse et Mauvaise et l’abandon d’autres, comme le géant Harpin de la Montagne… Les enfants spectateurs, pour une fois, participent tous (ceux qui ne sont plus vraiment des enfants ne s’en privent pas aussi d’ailleurs !), esclaves malheureux des fées, tirent les rubans, pardon les fils de soie d’une grosse bobine, non, de leurs métiers à tisser… On rit, on se laisse emporter par le rythme endiablé de cette narration où les voix se croisent, les personnages s’échangent, se distribuent… Fin de l’illusion théâtrale ? Assurément non ! Si l’on connaît toutes les ficelles du spectacle, l’habileté de nos joyeux acteurs-lecteurs (Jacques Brossier, Alice Chenu, Noëlie Giraud et Maxime Potard) consiste à nous les faire oublier, ou plutôt à nous les faire savourer, multipliant le plaisir d’entendre un récit captivant par la conscience même de sa construction. La distanciation s’érige en art. Un pur bonheur !

MARYVONNE COLOMBANI

Mars 2015

Vu au théâtre des Ateliers, Aix-en-Provence le 25 février

©théâtre des Ateliers

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