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6 mars 2011

Présentation des travaux sur l’oeuvre de Jon Fosse

par TechMac

Les élèves de « La compagnie d’entraînement » ont présenté en janvier les travaux effectués en séminaire avec Jean-Pierre Ryngaert sur une mise en scène du Nom  de Jon Fosse, auteur associé à leur promotion. Ils poursuivent leur exploration de l’oeuvre de cet auteur norvégien mondialement connu, et présenteront leurs travaux de recherche en présence de l’auteur qui les fera travailler le lendemain. A la suite de cette rencontre, les élèves choisiront la pièce de Jon Fosse qu’ils joueront en juin pour 8 représentations. Entrée libre

Né en 1959 près de Bergen Jon Fosse est le plus grand poète dramatique norvégien d’aujourd’hui, et l’un des plus grands européens. D’abord romancier et poète, il écrit sa première pièce en 1994, puis, en  1996, Quelqu’un va venir et le roman Mélancholia 1, mis en scène par Claude Régy et qui le révèlent en France. Depuis, avec une fascination pour l’écriture théâtrale, il a écrit près d’une trentaine de pièces dont 23 ont été traduites en français. Après Claude Régy, Jacques Lassale, Christian Colin, Denis Marleau et bien d’autres ont concouru à faire connaître L’Enfant, Le Fils, Et la nuit chante, Un jour en été, Dors mon petit enfant, Visites, Variations sur la mort… Après avoir reçu le prix Ibsen en 1996, Jon Fosse reçoit en 2000 le prix Nestroy et le prix du théâtre du Conseil Nordique. Il a été fait chevalier de l’Ordre national du Mérite en 2007.

Jon Fosse

« Jon Fosse est sans nul doute un auteur mélancolique, mais de cette mélancolie qui, paradoxalement, aide à tenir debout. La simplicité de son écriture touche par son extrême sensibilité ; aucune tristesse larmoyante, aucun pathos lourd et pompeux… juste la vie, ni plus ni moins. Comme chez Tchékhov, chez Duras, tout est dans le silence, le regard, le rien. On est d’ailleurs parfois chez lui, plus proche de la poésie que du théâtre ; aucun effet scénique, aucune répartie hardie et efficace… On a peu de chance de se lever pour applaudir debout à la fin… et c’est tant mieux. Jon Fosse ôte tous les artifices éculés du théâtre pour ne laisser que le plus difficile : la simplicité ; il fait partie de ces auteurs tant attendus qui débarrassent enfin le plancher poussiéreux de nos tréteaux de tout ce lourd fatras bavard et prétentieux. Chez lui les phrases sont brisées avant que le sens n’ait eu le temps de faire son travail. Il nous laisse souvent dans l’interrompu, le suspendu, l’hésitation… à nous de terminer ou pas, de continuer ou de décrocher ; il renonce à trop en dire, pudeur et élégance qui font de lui un auteur simple et immense par son questionnement.
Jon Fosse est un « ôteur de théâtre ». Francis Azéma

 

 

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