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11 avril 2011

mars 2011

par TechMac

« Je pense donc je suis » – Le discours de la méthode en slam

Salle Gérard Philippe du Lycée Cézanne

 

– lundi 28 mars au Lycée Paul Cézanne d’Aix-en-Provence

– mardi 29 mars au Théâtre Municipal de Pertuis pour les élèves du lycée.

« Le Discours de la méthode expose l’aventure intellectuelle d’un esprit en quête de vérité. C’est là une quête universelle en laquelle chacun peut se reconnaître. Or, comment faire sentir cette intemporalité et, par voie de conséquence, l’actualité de ce texte dont la langue peut déconcerter un lecteur d’aujourd’hui ? La représentation en slam du Discours apporte une solution originale à ce problème. Elle transmet notamment aux jeunes, en s’adressant à eux dans une langue qui est la leur, une version moderne d’un texte classique. Elle souligne l’humour du philosophe et le rend ainsi plus accessible et plus présent.

Il ne faudrait pas l’oublier : un philosophe est aussi un homme. Le Discours de la méthode décrit certes, et c’est ce  qu’expliqueront tous les livres et tous les cours de philosophie, un itinéraire intellectuel. Mais cet itinéraire est celui d’un sujet individuel. Cet homme découvre le cogito et élabore donc une philosophie du je. On remarquera  ainsi dans le Discours une omniprésence du je qui est parfaitement justifiée par son contenu.  On ajoutera que ce je doit encore se comprendre comme l’expression d’une subjectivité, celle de René Descartes. Un autoportrait donc, ce Discours de la méthode ? Oui, un autoportrait intellectuel ; cela est incontestable et on le sait depuis fort longtemps. Le slam, à travers les notations musicales et le rythme, le complète par un véritable portrait psychologique. On sent, derrière les mots, un homme fait pour l’action, un tempérament énergique et assuré qui accorde sa pleine confiance au pouvoir de sa raison et dont la pensée en mouvement semble courir après la vérité.

Débat au Lycée Cézanne

Le slam apporte donc au texte du Discours de la méthode une perception de certains de ses non-dits et, en modernisant son expression, il confirme l’intuition cartésienne : l’universalité du cogito qui fonde la possibilité pour chacun de nous encore aujourd’hui de se reconnaître dans ce je qui nous est présenté sur scène ».

Michèle Moïoli,  professeur de philosophie au Lycée Paul Cézanne

 

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