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Articles de la catégorie ‘Rencontres avec les auteurs, metteurs en scène….’

6
Mar

Rencontre Guy Astic-Alain Simon après la parution du « Lit »

invit Le lit rougeUne adaptation pour la scène du Lit avait été donnée lors d’un chantier de création en décembre 2011 avec 8 comédiens, musiciens et danseur dans une mis en scène d’Alain Simon. Après cette création, Alain Simon avait demandé à Leonardo Centi d’improviser une danse pendant qu’il le filmait tout en disant 20 minutes du texte. C’est par la projection de cette vidéo, après une courte présentation de son éditeur Guy Astic qu’Alain Simon a introduit cette rencontre.

rencontre Alain Simon-Guy Astic 6

30
Juin

Apéro-Opéra 30 mars 2015

Apéro-Opéra « Mots et Musique : le point de vue du metteur en scène »

Discussion ouverte entre le metteur en scène Vincent Huguet, le dramaturge du Festival Alain Perroux, Gilles Jolly qui remplace Alain Simon empêché au dernier moment, et les participants à l’Apéro-Opéra autour du thème : Mots et musique. 

A l’opéra, le metteur en scène est à la fois confronté à un texte écrit (le livret, une pièce de théâtre…) et à un texte musical (la partition). A partir de ce double point de départ, comment construit-il son spectacle sur scène ?

Gilles Jolly, Alain Perroux, Vincent Huguet et Louis Geisler

 

Marie France Medjebeur, qui a assisté à la rencontre, a envoyé ce texte qui résume la soirée :

Festival On                  Apéro Opéra                30 mars 2015

 Avec la participation pour le Festival d’Alain Perroux, dramaturge, metteur en scène et librettiste, Vincent Huguet, metteur en scène, Louis Geisler pour Festival On et de Gilles Jolly pour le Théâtre des Ateliers.

             Mettre en scène une œuvre double,

            L’opéra connaît deux auteurs : le librettiste et le compositeur. L’œuvre, c’est soit le livret puis la musique, soit la musique en premier avec des allers et retours dans le meilleur des cas. La première interrogation pour le metteur en scène sera d’harmoniser les deux :le compositeur peut développer, donner une couleur à un passage quand le librettiste accentue un autre. La vision personnelle du metteur en scène sur l’œuvre donne également sont éclairage.

            Une interprétation aux multiples contraintes,

            L’interprétation au théâtre parait plus libre pour la temporalité et le rythme, mais également pour les déplacements. La musique impose rythme et temporalité, le chant impose une position frontale au chanteur qui doit se faire entendre dans toute la salle. Les déplacements sont limités par les autres chanteurs qui doivent se faire entendre, par le chœur et les décors . Les chanteurs sont soumis pendant toute la représentation aux indications du chef d’orchestre, il leur faut également pouvoir réagir à tout incident. Les acteurs de  théâtre, passé les répétitions, semblent avoir plus de liberté.

            Pour un spectacle nouveau

            La majorité des opéras ont déjà été présentés de nombreuses fois pendant des décennies et pour les plus anciens depuis quatre siècles. On pourrait se demander s’il y  a encore des possibilités d’apporter une nouvelle version aux plus connues.

            Il nous a été présenté deux mises en scène différentes de la scène de la rencontre du début de Traviata montées  à quelques années de différence au Festival. Dans l’une l’héroïne vêtue de blanc, découvre le jeune homme, dans l’autre toute en noir Violetta se remémore la rencontre. La mise en scène  peut aussi tenir compte de la célébrité de l’interprète et de son rapport avec son public.

            Pour un public exigeant.

            Le spectateur attend toujours un spectacle complet : musique et chant, texte, décors, costumes, éclairages. L’opéra garde un peu du sacré du théâtre antique : personnages et chœur, récits légendaires, histoires connues et émouvantes. Si les codes et le vocabulaire ont vieilli, les sous titrages, les traductions doivent s’adapter et au spectateur et à la mise en scène

            L’opéra s’enrichit de toutes ces contraintes, il sait se renouveler et reste un champ de créations contemporaines. C’est un spectacle complet qui suscite une large palette d’émotions et de sentiments.

 

 

20
Mar

Rencontre Frédéric Sonntag, l’Esprit du théâtre

Mardi 18 mars à 18h30, Le Théâtre des Ateliers accueillait la rencontre avec l’auteur et metteur en scène Frédéric Sonntag, organisée par les ATP dans le cadre de L’Esprit du théâtre. Les Amis du Théâtre Populaire ont en effet souhaité développer l’Esprit du théâtre. Il s’agit de préparer, poursuivre ou déployer les moments de rencontre, aborder avec les spectateurs et le public les sens et les échos des créations présentées.  La rencontre avait lieu avant la deuxième représentation aux Ateliers de George Kaplan dont la première avait eu lieu la veille. L’auteur , interrogé par Nicole Chamboisier sur ce qui l’avait conduit à écrire cette pièce, a pu parler de ses sources d’inspiration et en particulier le film Hitchcock La mort aux trousses, avec le personnage de George Kaplan qui en fait n’existe pas. Les fantômes intéressent Sonntag. Il aime aussi pour ses pièces une architecture : ici la pièce est composée de trois séquences, à la fois distinctes, ce ne sont plus les mêmes personnages, et semblables parce qu’il s’agit toujours d’une réunion ; la première celle d’un groupe d’activistes, la seconde d’un groupe de producteurs à Hollywood, la dernière, d’une réunion de dirigeants du monde. Enfin, la théorie du complot est toujours présente dans ses textes.  Avant la rencontre avec le public, Alain Simon a pu présenter à Frédéric Sonntag les élèves comédiens de la promotion 2013-2014 dont il est justement l’auteur associé. C’est la première fois qu’une promotion de « La compagnie d’entraînement » peut voir dans son théâtre une pièce de l’auteur auquel elle est associée, avant de travailler avec lui en séminaire au mois d’avril. A cause du décor installé dans la salle pour la représentation du soir, la rencontre avait lieu dans le hall du Théâtre qui accueillait sur les gradins et sur les fauteuils en cercle autour de l’auteur une quarantaine de personnes.

 

Frédéric Sonntag interrogé par Nicole Chamboisier, et 4 élèves comédiens

Une partie du public et les autres élèves comédiens

14
Fév

Rencontre Stanislas Nordey

 

Lundi 10 février à 20h, le Théâtre des Ateliers accueillait une rencontre organisée par les ATP avec Stanislas Nordey autour du Living Theatre, à l’occasion de sa mise en scène de Living ! jouée au Théâtre de Cavaillon les 13 et 14 février. Avant la rencontre, les élèves de « La compagnie d’entraînement » accueillaient les spectateurs par une performance sur le living theatre, pendant qu’étaient projetées en fond de scène des photos tirées des documents du Living Theatre.

Performance Living des élèves comédiens

 » Sur les 20 minutes d’entrée, l’expérience s’est avérée troublante pour chacun d’entre nous, autant que pour le public. Par la reproduction d’un exercice de Julian Beck et de Judith Malina au plateau, nous nous sommes placés sur une tentative de FAIRE du Living, entrecoupée également par de la lecture de textes. Loin d’obtenir l’effet escompté (circulation des spectateurs d’un groupe d’acteur à l’autre, interaction forte entre les deux), la salle rentrait tranquillement s’asseoir, et attendait le début de la conférence, en observant d’un air interrogateur l’agitation se déroulant aux alentours. Loin d’une interaction, c’est une « ambiance » qui s’est créée, qui se révéla être pour nous particulièrement intéressante (volonté de lutter contre le public, attachement à tenir notre ligne jusqu’au bout). David Soriano

Stanislas Nordey et Arlette Masson

A 20h, devant la salle comble des Ateliers, Arlette Masson faisait une présentation tout à fait remarquable de Stanislas Nordey et du Living Theatre, et introduisait le débat sur l’importance qu’avait eu ce mouvement, et en particulier l’influence qu’avaient exercé les théories de Julian Beck et Judith Malina sur l’action de Stanislas Nordey à la tête du Théâtre Gérard Philippe de Saint Denis. Stanislas Nordey parlait ensuite des difficultés qu’avaient rencontrées Judith Malina et Julian Beck à faire reconnaître leur mouvement, en particulier auprès des grands metteurs en scène de la génération des Jean-Pierre Vincent et Patrice Chéreau, alors que toute leur vie avait été consacrée à vouloir faire du théâtre un art pour le public, et pour le public populaire. Car « c’est la question du public qui obsède le Living, c’est le centre de leur quête et de leur différentes métamorphoses, de la rencontre de Judith et de Julian à New-York en 1943 jusqu’à leurs pérégrinations récentes très loin des chemins institutionnels qui sont le témoignage de cette inquiétude active première : Qui va au théâtre et qui n’y va pas ? Comment briser les barrières ? ». Stanislas Nordey expliquait qu’il avait voulu quitter Nanterre, où ne venait que le public très bourgeois de Paris, pour Saint-Denis, et faire du Théâtre Gérard Philippe un théâtre pour les habitants de Saint-Denis, contactés au porte à porte, invités à des journées entières de dimanche avec repas, rencontres, spectacles. Comment il avait supprimé toutes les invitations aux critiques, aux institutionnels et aux notables, « tout le monde paye, et même ma mère »- et même la ministre ! Et comment cette expérience avait été profitable malgré les énormes difficultés financières. Avec des comédiens issus de la VIIème promotion de l’ESAD du Théâtre National de Bretagne, Stanislas Nordey a choisi de mettre en scène des textes de Julian Beck et de Judith Malina, Living ! « Les mots du Living Theater transpercent, dérangent, réveillent. C’est une parole pourtant cachée, presue censurée : les textes sont introuvables, pas réédités. Nous nous en emparons donc pour composer un spectacle, nous l’espérons vigoureux, éclairé, avec une vitalité désespérée pour reprendre une célèbre formule de Pier Paolo Pasolini ». St. N.

Il faut saluer la grande générosité du comédien qui a accepté de consacrer plus de deux heures passionnantes à parler du Living theatre et à répondre aux nombreuses questions des auditeurs.

Rencontre Nordey : les élèves comédiens entourent St. Nordey et A. Masson sur le plateau

 

8
Jan

Rencontre impromptue avec Jean-Marie Broucaret et Alain Simon

Rencontre impromptue jeudi 5 décembre à 18h30

En préfiguration d’un travail en devenir (publication, spectacle, etc…) et à travers leurs parcours à Biarritz avec le Théâtre des Chimères pour l’un, avec le Théâtre des Ateliers à Aix- en-Provence pour l’autre, Jean-Marie Broucaret et Alain Simon réfléchissent sur la place du théâtre dans le champ culturel.

Quel théâtre imaginer pour demain en tant que créateurs mais aussi en tant que formateurs de futurs comédiens ? Quelles sont les limites du champ de la création, depuis la lecture publique jusqu’aux rencontres / expérimentation en passant par le spectacle, la performance, le chantier, les actions de sensibilisation, enfin tout objet mettant en œuvre un geste spectaculaire en relation avec un public ?

Ils réfléchissent

– sur la place du spectateur dans la création artistique, sur celle du théâtre amateur et  du rôle des professionnels à son égard, sur le rapport entre les compagnies et les tutelles (Ville, Département, Région, État), sur le rôle des compagnies dans l’éducation artistique et sur l’importance d’un lieu d’accueil permanent du public.

– sur la place du texte, des auteurs, du metteur en scène chef de troupe, sur l’esthétique des spectacles,

– sur les partenariats avec les grosses institutions, sur l’articulation entre action culturelle et création artistique, sur la notion de compagnie et celle de troupe permanente, mais aussi sur le plaisir…

Tous ceux et celles  que cette réflexion intéresse sont invités à participer à cette rencontre impromptue.

Entrée Libre

 

5
Déc

Rencontre avec les auteurs Milena Csergo et Hugo Mallon

Mardi 4 décembre

Hugo Mallon et Milena Csergo

Accueil en partenariat avec Le CNES de La Chartreuse de Villeneuve le mardi 4 décembre 2012

Tous deux sont avec trois autres comédiens co-fondateurs en 2009  de la Compagnie de l’éventuel hérisson bleu. Tour à tour comédiens, auteurs ou metteurs en scène, ils ont tous un même désir pour la troupe : une direction collégiale, des mises en scène tournantes – qui ne sont pas pour autant des créations collectives. Tous les pans de la création artistique sont pris en charge par ce collectif.

Tous deux ont été en résidence individuelle à la Chartreuse en novembre 2011 et y reviennent en 2012 du 26 novembre au 7 décembre.

Hugo Mallon

Hugo Mallon a créé plusieurs Cabarets/ lectures# à Paris, manifestations éphémères autour de la littérature et de la musique, et travaille en tant que comédien à la première création du collectif, Où le temps s’arrête et sans chaussures, premier volet d’une recherche théâtrale portant sur les mythes qui construisent notre imaginaire. Il écrit Pour une époque sans monstres, variation sur Frankenstein en 2010 pour lequel il reçoit l’aide d’encouragement du CNT. Il vient en résidence à la Chartreuse retravailler ce texte, avant de le mettre en scène (création fin 2012).

Milena Csergo

Milena Csergo a suivi des études littéraires en classe préparatoire et un master d’études théâtrales à l’université Paris 3 (où elle travaille sous la direction de Joseph Danan). Pour la Compagnie de l’éventuel hérisson bleu, elle écrit et met en scène sa première pièce, Où le temps s’arrête et sans chaussures, variation sur Peter Pan. Ses créations mêlent théâtre, danse et musique. Elle est l’auteur de plusieurs pièces, dont la seconde, J’expire aux limbes d’amour inavoué, variation sur Hamlet, obtient une Aide à la création du CNT, Elle vient en résidence à la Chartreuse en 2011 pour retravailler ce texte, ainsi que poursuivre une réécriture de Cendrillon intitulée Les Cendres du grillon. Elle revient à la Chartreuse pour travailler sur  Une maison lointaine, grande épopée entre théâtre, poésie et roman, saga onirique.

 

 

Venus avec Françoise Ollivier, bibliothécaire du CNES de la Chartreuse de Villeneuve les Avignon, Milena Csergo et Hugo Mallon ont travaillé tout l’après midi avec les élèves comédiens de « La compagnie d’entraînement ». Ceux-ci ont présenté au début de l’Atelier Public 8 minutes de mise en scène d’un texte de chacun des auteurs, dont deux pages ont été explorées au cours de l’Atelier Public consacré par Alain Simon à la lecture à haute voix. L’Atelier s’est terminé par 20 minutes de questions aux auteurs.

 

de mise en scène

Milena Csergo, Bourse déclics jeunes 2012 de la Fondation de France

J’expire aux limbes d’amour inavoué, pièce de théâtre, variation sur Hamlet

Quand Shakespeare inspire

Bourses déclics jeunes 2012 : Milena Csergo © Lucien Lung

Elle avait quatre ans lors de son premier « choc théâtral »… 20 ans plus tard, son amour pour les planches ne s’est pas démenti. Toujours en quête du juste jeu et du jeu des mots, Milena Csergo, aujourd’hui élève du Cours Florent, a écrit et mis en scène une pièce intitulée J’expire aux limbes d’amour inavoué, une variation contemporaine sur le mythe d’Hamlet. « Mon but n’est évidemment pas de réécrire un tel chef-d’œuvre, mais de le revisiter de façon personnelle pour en interroger les thèmes forts que sont la famille, l’adolescence, la révolte et la difficile liberté d’être soi » explique l’auteur.

Deux ans après avoir signé une première pièce sur le thème de Peter Pan, Milena s’empare donc cette fois-ci de la mythologie shakespearienne avec la même et heureuse insolence. Convoquant danse et théâtre sur scène, elle explore les destins enchaînés des héros, pour évoquer plus largement les sujets universels de la jeunesse et de l’appartenance. La Bourse déclics jeunes va aider Milena à finaliser le montage de sa pièce, dont les représentations débuteront en octobre 2012, et l’encourager dans ses interventions théâtrales à destination de lycéens.

 

5
Déc

Rencontre ATP l’Esprit du Théâtre avec Carole Thibaut

Avant la présentation au Bois de L’Aune de sa pièce L’enfant, drame rural, l’auteure et metteuse en scène Carole Thibaut rencontrait le lundi 12 novembre le public des ATP et du Théâtre des Ateliers.

Nicole Chamboissier et Carole Thibaut

« Carole Thibault raconte son immersion au sein de trois communautés sclérosées de par leur géographie : une île, un village rural et une cité urbaine. Sur la base de récits de vie, parfois intimes, elle produit deux travaux distincts. Alors que dans le premier elle a rendu compte de ces travaux et témoignages, elle s’éloigne dans le second de cette réalité, laissant son imaginaire créer la fiction. Carole Thibault ne cesse dans son écriture de mettre en tension l’innocence et la cruauté humaine. L’enfant, drame rural ou comment la réaction de chaque individu fait émerger une névrose communautaire ». Camille Allaria et Annabelle Hanesse

Parallèlement à des études de lettres et de philosophie, Carole Thibaut suit des cours d’art dramatique au CDN de Bourgogne et au conservatoire de Dijon. Puis à l’ENSATT et  crée en 1994 la Compagnie Sambre qui s’installe en grande Banlieue parisienne en 1997.  A partir de 2001, elle se tourne exclusivement vers les écritures contemporaines, mettant en scène le plus souvent des textes inédits. Elle reprend alors son propre travail d’écriture qui lui vaut de nombreux prix et bourses et est accueillie régulièrement en résidences d’écriture au CNES de la Chartreuse. A partir de 2006, elle met en scène ses propres textes. Elle travaille également autour de l’écriture orale et à partir de collectages,notamment avec des personnes marginalisées ou en situations précaires. Depuis 2009, Carole Thibaut travaille avec la Compagnie Sambre en partenariats artistiques avec différents théâtres parisiens indépendants. Liant étroitement son travail artistique à son engagement politique et sociétal, Carole Thibaut mène avec la Cie Sambre un important travail d’éducation artistique et de sensibilisation en direction de tous les publics, notamment ceux n’ayant pas accès aux structures culturelles classiques.

24
Oct

Rencontre ATP du 1er octobre 2012

 

 

Nicole Chamboissier et Jacques Olivier Durand

 

 

 

 

 

 

 

 

Jacques Téphany lit les lettres de Jean Vilar à sa femme

 

 

 

article paru dans dans le n° 56 de Zibeline

25
Fév

Rencontre avec Anouch Paré, en résidence à la Chartreuse

Mardi 24 janvier  après midi, l’auteure Anouch Paré a travaillé avec « La compagnie d’entraînement » qui a présenté 10 minutes d’une mise en scène d’un texte de l’auteure en ouverture de l’Atelier Public consacré à la découverte de son univers théâtral avant une rencontre avec elle.

« Haïg, mon grand-père, arrivé en France, emmenait ses enfants à la Comédie française pour qu’ils y apprennent la langue du pays depuis le Paradis. Ma mère nous a emmenés tout naturellement au Paradis très tôt. Paradis ou poulailler, j’y ai poursuivi ma vie : Je me suis présentée à l’école Charles Dullin où ma formation de comédienne m’a amenée à intégrer rapidement le sens du travail exigeant au plateau, la liberté d’artiste et la notion de collectif. Pendant des années, en troupe, j’ai joué des auteurs du répertoire : – Corneille, Shakespeare, Goldoni, Labiche, Büchner (direction de Jean-Pierre Vincent). C’est avec la Cie les Allumettes Associées que j’ai pu retrouver pleinement ce qui m’avait conduit au plateau : la jubilation de l’invention, le goût du jeu, du corps en jeu, de la langue et de la transmission, l’éclectisme et la curiosité. Le partage. L’invention de modes de travail. C’est avec ce collectif hétéroclite et éphémère, pour qui j’ai mis en scène et écrit près de 10 spectacles (Tapatoudi, Vanity Case, Histoires de Puces, Le Suicidé-Comédie d’Erdman, l’Histoire de la fille qui lisait trop d’Histoires, un Monde à tes Mesures), avec le public qu’il soit celui des spectacles ou celui des ateliers, que j’ai pu développer en confiance, mon travail d’écriture avec ou pour le plateau, abordé comme un terrain d’enfance et de liens invisibles où il s’agit davantage de saisir que d’être saisi, de jeu sans équipe adverse. Notre prochaine création sera À mort la viande !, pièce pour laquelle je viens de recevoir la Bourse à l’Écriture de l’association Beaumarchais.

Je parle dans la langue que l’on m’a choisi, – je suis réjouie d’écrire dans le corps du théâtre. Je ne parle pas la langue de mon grand-père mais je cherche, et tente de pratiquer au plateau, ou du moins pour qu’elle soit dite, avec les auteurs, les comédiens, les équipes, les passants, une langue universelle ». Anouch Paré d’après Théâtre contemporain.com

30
Nov

Rencontre avec Séverine Fontaine

Séverine Fontaine

Séverine Fontaine assiste à l'Atelier Public

Comédienne, metteuse en scène, Séverine Fontaine dirige la Compagnie IKB . Elle a été en résidence à La Chartreuse en octobre 2010 et en janvier-février 2011 pour écrire son spectacle Filaments, créé du 18 au 21 octobre 2011 à La Fabrique, Culture Commune, Scène Nationale du Bassin Minier du Pas-de-Calais.

"La compagnie d'entraînement" présente 5 minutes de Filaments

Du 7 au 25 novembre 2011, elle était en résidence au CNES La Chartreuse pour l’écriture de sa prochaine création. Le mardi 15 novembre après-midi, elle rencontrait les élèves comédiens autour de son spectacle Filaments, et de 18h30 à 20h, les participants de l’Atelier Public.

Dans un premier temps de l’Atelier, les élèves comédiens ont présenté 5 minutes d’une mise en scène d’un fragment de Filaments.

5 minutes de Filaments

L'Atelier travaille sur le texte de Séverine Fontaine

Ensuite, Alain Simon a fait travailler l’Atelier sur deux pages de  ce texte. La dernière demi-heure étant consacrée à un échange entre l’auteur et le public.

Échange avec le public